L'Australie et la Nouvelle-Zélande sont deux vignobles aux orientations stratégiques diamétralement opposées. Alors que l’Australie a misé sur la production de vins d’entrée de gamme associée à une mécanisation poussée, la Nouvelle-Zélande, s'est orientée à 100% vers la production de vins premium.
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La vigne a été introduite, en 1788, par le capitaine Arthur Phillip dans la région de Sydney. Les premières structures viticoles comme Penfolds se sont installées dans la Barossa au milieu du 19 siècle. C’est à partir des années 1990 que l’Australie viticole
va prendre son envol en s’orientant
vers l’export. En l’espace d’à peine 20
ans (1990-2007), la surface viticole du pays va être triplée pour atteindre 160 000 ha en 2009, ce qui situe le pays au 7ème rang mondial pour la production de vins.
Les principales régions productrices :
Encépagement de l'Australie :
Les cépages blancs les plus plantés en 2009 étaient le Chardonnay (31 500 ha), le Sémillon (6 700 ha), le Sauvignon blanc (6 400 ha) et le Riesling (4 400 ha). D’autres cépages, comme le Pinot Grigio ou le Viognier, progressent rapidement. L’encépagement en rouge est largement dominé par la Syrah qui représentait 44 000 ha en 2009. Elle est suivie par le Cabernet Sauvignon (27 500 ha), le Merlot (10 800 ha), le Pinot Noir (4 500 ha) et le Grenache (2 000 ha).
Présentation rapide de la filière :
La filière australienne est très concentrée puisqu’en 2009, les trois premiers groupes australiens que sont Constellation (Hardy’s), Foster’s (Penfold’s, Wolf Blass, Rosemount, Lindemans, Wynn’s...) et Casella Wines (Yellow Tail), représentaient près de 70% de la production nationale. 25% environ du vignoble appartient aux «wineries», l’essentiel est détenu par des producteurs indépendants qui vendent leurs raisins.Depuis 2008, la filière australienne connaît une surproduction et traverse une crise sans précédent qui lui oblige à réduire de 20% sa production.
Les structures visitées :
La vigne fut introduite en Nouvelle-
Zélande en 1819. Le vignoble fut ravagé par le phylloxéra et repris
son dévelopement dès la fin de la Seconde Guerre
mondiale. En 1980, il
occupait 5 000 hectares. Le succès insolent de larégion
de Marlborough et de ses Sauvignon blanc à travers le
monde, a contribué à l’essor rapide du vignoble néo-zélandais
dont la superficie a triplé sur la
période 2001-2010 pour atteindre 33 428 ha en 2010.
Les principales régions productrices :
Encépagement de la Nouvelle-Zélande :
Le Sauvignon Blanc avec 16 758 ha est le cépage-roi de
la Nouvelle Zélande puiqu’il représente à lui seul 50%
des plantations et 66% de la production de raisin. Il s’exprime
ici comme nulle part ailleurs, par des arômes surprenants
allant du poivré aux fruits tropicaux. Les vins
de Sauvignon de Marlborough ont conquéri le monde et
dans ce terroir exceptionnel, un nouveau style classique
a été créé, si étonnamment différent qu’il est devenu le
porte-drapeau de la Nouvelle-Zélande viticole. Le Chardonnay avec 3 865 ha occupe la
deuxième place en termes de production de raisin et la troisième en termes de surfaces. Le Pinot Noir est avec 4 828 ha le deuxième cépage le
plus planté après le Sauvignon. Les régions les plus réputées
pour la culture du Pinot sont le Central Otago et Martinborough.
Présentation rapide de la filière :
Toute la production de vin en Nouvelle-Zélande se situe
en premium ou sur les segments supérieurs, ce qui est absolument unique à l’échelle d’un
pays.La filière viticole néo-zélandaise est certainement l’une
des plus concentrées au monde. Les 4 premiers producteurs
néo-zélandais que sont Brancott (ex Montana propriété de Pernod Ricard), Constellation (marques Nobilo,
Selaks, Monkey Bay, Kim Crawford et Drylands brands),
Delegat’s (Oyster Bay) et Villa Maria représentent environ
85% de la production nationale. En 2008, le pays a pour la première fois produit
un excédent de 40 millions de litres de vin. La forte récolte pour 2011 a fait naître de profondes inquiétudes
au sein de la profession avec des craintes de
faillites et d’arrachage.
Les structures visitées :