Les viticulteurs en agriculture biologique s’astreignent à n'utiliser que des produits exempts de molécules organiques de synthèse. Pour la culture de la vigne, ils emploient des matières premières d’origine naturelle et cherchent à promouvoir la lutte naturelle entre les espèces. Leur objectif est de privilégier la vie des sols, la pérennité des espèces animales et végétales favorisant alors l’écosystème naturel. Le recours aux produits phytopharmaceutiques, même naturels ne doit être qu'exceptionnel. La culture biologique de la vigne est régie comme l’ensemble des productions végétales biologiques par le règlement européen CE 2092/911, commun à l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Le respect de ce cahier des charges est assuré par des contrôles effectués par des organismes certificateurs agréés (Ecocert, Qualité France, Ulase...) par l’état et donne le droit aux producteurs d’utiliser pour leurs produits la mention “agriculture biologique” ainsi que le logo AB. Les substances actives autorisées pour les traitements, les types d’amendement et de fertilisation sont définis dans des listes positives, toute alternative n’y figurant pas est de fait interdit. Aujourd’hui, il n’existe pas de vin biologique mais on trouve du vin issu de raisins biologiques ou de raisins issus de l'agriculture biologique. La réglementation européenne va être modifiée en 2009, incluant le process de vinification à la labellisation, pour une mis en oeuvre en 2010.
Les herbicides étant interdits en viticulture biologique, l'entretien du sol peut reposer :
Les engrais et amendements doivent permettre d'améliorer la structure du sol en limitant les phénomènes de compaction, de stimuler l'activité biologique du sol et d'améliorer les propriétés physico-chimiques (CEC et disponibilités des éléments fertilisants). Seuls les engrais et les amendements d'origine organique et quelques uns d'origine minérale naturelle sont autorisés en agriculture biologique. Il s'agit selon l'annexe IIa du réglement CE2092/911) :
Les moyens de lutte curative étant très réduits en viticulture biologique, le maintien de la vigne dans un état satisfaisant et durable n'est possible que par l'utilisation systématique de toutes les méthodes prophylactiques disponibles. Il est également important d'appréhender le vignoble dans sa globalité et d'envisager le développement d'une maladie comme l'expression d'un déséquilibre et/ou le maintien de conditions favorables (climat).
En conclusion, les fongicides autorisés sont le cuivre, le soufre, bouillie sulfo-calcique, les huiles minérales et le permanganate de potassium dont il n'existe pas de spécialités commerciales homologués en France.
Comment lutter contre les ravageurs en viticulture biologique ?
Hormis les vers de la grappe et la cicadelle de la flavescence dorée, les ravageurs ne posent que des problèmes ponctuels. La mise en place de mesures favorables au développement des auxilliaires (typhlodromes, chrysopes, Neodryninus typhlocybae prédateur de la cicadelle pruineuse, Anagrus atomus prédateur de la cicadelle verte...) permet de maîtriser l'ensemble des ravageurs. Il existe cependant quelques insecticides autorisés notamment dans le cas de la lutte obligatoire contre la flavescence dorée :
La réglementation sur la vinification biologique a été adoptée à Bruxelles le 8 février 2012 au cours d'un vote au comité permanent d'agriculture biologique de la Commission Européenne réunissant les 27 Etats Membres. Le texte qui s'applique à compter du 1er août 2012 fait l'objet d'une fiche spécifique.