Lors d'une fermentation alcoolique incomplète ou d'un arrêt de fermentation, les bactéries lactiques
peuvent dégrader les sucres fermentescibles (glucose, fructose) ou non fermentescibles (arabinose, xylose) par les levures. On observe une augmentation d'acidité volatile avec apparition plus ou moins intense de caractères lactiques (yaourt, lait fermenté). L'analyse révèle un taux élevé d'acide lactique, sous la forme D- et L+ alors que la fermentation malolactique ne forme que de l'acide L+ lactique. Dans certains cas, il peut y avoir dégradation de l'acide citrique ou formation de mannitol : c'est le cas particulier de la piqure mannitique.
Par coloration de Gram, il est possible de différencier les bactéries lactiques (Gram +) et les bactéries acétiques (Gram -), responsable de la piqure acétique.
La maladie de l'amertume est une maladie plus rare. Les bactéries en dégradant le glycérol produisent de l'acroléine, un aldéhyde de formule brute C3H4O qui est utilisée pour la fabrication de matières plastiques, de parfums, et dans de nombreuses synthèses organiques. Par réaction avec les poplyphénols du vin essentiellement les anthocyanes, l'acroléine provoque l'apparition de saveurs amères.
La maladie de la tourne correspond à la dégradation de l'acide tartrique par les bactéries lactiques et à la production d'acide acétique et de CO2. Le vin s'affadit, devient gazeux et perd de sa frâicheur et de son acidité.
Les principales situations à risque sont les suivantes :
La dégradation organoleptique provoquée par les bactéries lactiques est irréversible. Il vaut mieux ainsi mettre tout en oeuvre de manière préventive :