Les lames bineuses sont constituées d'une lame de 50 à 60 cm de long, qui travaille à quelques cm de profondeur dans le sol. L'action de cette lame coupe les racines des adventices en place, qui vont ensuite se déssécher. Elles permettent de disloquer le sol et de mieux dissocier les racines de la bande de terre.

L'entraînement de ces outils est assuré, en règle générale, par la prise de force du tracteur. D'autres outils possèdent leur propre centrale hydraulique. Il existe une multitude d'appareils rotatifs à axe vertical ou horizontal.
Les décavaillonneuses se composent d'un corps de charrue, aux socs et versoirs de forme particulière adpatée au travail à réaliser. Ce corps de charrue est positionnée sur un dispositif qui permet l'escamotage au passage des ceps. Il existe également des décavaillonneuses rotatives.
Dans tous les cas, les vitesses de passage de ce type d'outil sont très réduites.
Différents éléments interviennent dans le choix d'un outil :
Le coût d'un désherbage mécanique (3 passages par an) a été estimé (source ADVA / CA 31) à 233 € TTC / ha (prix d'achat du matériel de 6000 € TTC, amorti sur 5 ans). L'entretien mécanique du cavaillon est donc légèrement plus onéreux que le désherbage chimique dont le coût, dans les mêmes conditions, a été évalué à 152 € TTC / ha.
Entre les différentes familles d'outils, le coût par hectare dépend du prix d'achat du matériel et de la vitesse d'avancement lors du passage du tracteur. Les décavaillonneuses se révèlent ainsi moins économiques que les lames bineuses et que certains outils rotatifs.
L'IFV Sud-ouest a décidé d’étudier la succession des pratiques culturales avec différents outils (décavaillonneuses, lames simples, outils rotatifs) afin de donner au viticulteur plus d’éléments de choix dans sa stratégie de désherbage. L’objectif est de déterminer l’itinéraire technico-économique, le plus intéressant dans un contexte donné : historique de la parcelle, type de sol, temps disponible, coût.
Télécharger l'itinéraire n°21 sur le travail du sol interceps