Les symptômes d’eutypiose peuvent se manifester sur les organes herbacées par un raccourcissement des entrenœuds et une nanification des rameaux.
On peut également observer des feuilles chlorotiques ou nanifiées, des inflorescences à port érigé, de la coulure et du millerandage.
Ces symptômes sont surtout visibles lors de printemps pluvieux, et peuvent disparaître d’une année à l’autre même si la maladie progresse pendant ce temps. Les symptômes sont dus à des toxines (l’eutypine) et peuvent apparaître de 4 à 8 ans après l’incubation.
Eutypa lata, le champignon responsable de l’eutypiose, se conserve sur le bois mort sous forme de périthèces contenant les ascospores, et qui sont libérées lors d’épisodes pluvieux. Ces ascospores se déposent sur les plaies de taille, très réceptives en hiver, et peuvent germer entre 1°C et 30°C, l’optimum se situant à 20-25°C. Le mycélium issu de la germination se développe et colonise les tissus proches des vaisseaux du bois.
Il s’agit du Cabernet Sauvignon, du Chasselas, du Chenin, du Cinsaut, du Mauzac, de la Muscadelle, de la Négrette, du Sauvignon et de l’Ugni blanc.
Ce sont l’Aligoté, le Grolleau, le Merlot, le Petit Verdot, le Sémillon et le Sylvaner.
A ce jour, il n’existe pas de méthode de lutte chimique ou biologique validée au vignoble.
Ce sont les seules méthodes de lutte efficaces. Il est important de les mettre en place dès à présent afin de diminuer la quantité d’inoculum et les risques de contamination :