L’épamprage permet :
L’épamprage est réalisé entre le débourrement et la floraison en 1 ou 2 fois. S’il est réalisé trop précocément, il peut être nécessaire de repasser pour supprimer les pampres qui sortent tardivement. S’il est réalisé trop tardivement, le travail est plus long et plus difficile.
L’épamprage manuel est exigeant en main-d’œuvre. Il faut compter environ 10h/ha ce qui représente un coût de 124 € / ha. Il intervient peu avant une période de pointe de travaux (rognage, traitements, relevage). Il est préférable de réaliser l’épamprage manuel proprement à l’aide de sécateur afin d’éviter de créer des zones de nécrose. Ces zones de nécrose vont gêner la circulation de la sève et sont autant de portes d’entrées possibles pour les parasites comme les champignons responsables de l’Esca et du BDA.
L’épamprage mécanique s’est développé ces dernières années. Il s’effectue à l’aide de brosses rotatives à lanières ou à tiges flexibles. Un banc d'essai des principales machines présentes sur le marché a été organisé par l'IFV Sud-Ouest en mai 2011. Des fiches synthétiques, incluant une vidéo des machines en fonctionnement, ont été réalisées pour les modèles Boisselet, Ferrand, Terral, Egretier, AVA-Tordable et Grégoire. Le coût d’un épamprage mécanique dépend du prix d’achat de l’épampreuse qui peut varier de 4000 à 16 000 € TTC. Selon des calculs réalisés grâce à Viticoût, le coût de l’épamprage s’élève de 67 à 130 €/ha.
L’épamprage chimique utilise l’effet défanant de certains produits utilisés habituellement comme herbicides. L’application doit être réalisée sur des pampres de 30 à 40 cm de long, entre la mi-mai et début juin dans le sud-ouest. L’épamprage chimique n’a plus le vent en poupe puisque la tendance actuelle va vers une limitation de l’utilisation des herbicides. Une épampreuse chimique « intelligente » qui pulvérise lorsqu’elle détecte une pampre a également été évaluée par l’IFV Sud-Ouest. Le coût d’un tel épamprage a été évalué à 84-99 €/ha.