Observé depuis les années 1990 dans le sud de la France (Gard et Hérault), le syndrome du dépérissement de la Syrah touche actuellement l’ensemble de l’aire d’implantation de ce cépage en France. Récemment, son existence a pu être confirmée dans la quasi-totalité des pays producteurs de Syrah dont l’Espagne, l’Argentine, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis (Californie) et l’Italie. La question du dépérissement de la Syrah reste posée pour l’Australie où le pourcentage de Syrah greffé reste faible.
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Rougissement foliaire observé à la fin de l'été ou à l'automne (crédit Marion Claverie) |
Les 16 clones actuellement agréés présentent des «sensibilités» très différentes vis-à-vis du dépérissement de la Syrah et peuvent être classés en trois catégories :
Les clones de la première catégorie sont actuellement conseillés à la plantation. Un nouveau programme de sélection clonale est en cours : une douzaine de clones ont été présélectionnés et une nouvelle gamme de clones « non dépérissants » devrait être proposée d’ici à 5 ans.
Tous les porte-greffes sont concernés par le dépérissement de la Syrah puisqu’on observe au moins 30 % de souches crevassées dans les essais suivis (taux moyen). Néanmoins, le 110 R et le 99 R se distinguent par une sensibilité accrue et sont donc déconseillés si un autre choix de porte-greffe est possible. Quand la situation agronomique l’exige (terrain séchant, schistes, sol acide), ils peuvent être utilisés avec les 4 clones peu, ou très peu, sensibles, l’effet du clone dominant l’effet du porte-greffe.
Les crevasses carcatéristiques du dépérissement de la Syrah sont observées avec les différents modes de greffage sur table et ce, quelles que soient les concentrations d’hormones utilisées. On peut donc exclure que la greffe en oméga ou l’hormonage soit à l’origine du syndrome du dépérissement de la Syrah ; leur impact à long terme sur la mortalité doit encore être évalué.
Des travaux ont été engagés sur la recherche d’agents pathogènes : les champignons, bactéries, phytoplasmes et viroïdes ont pu être mis hors de cause. Les travaux sur les virus ont permis d’écarter l’implication de 23 des principaux virus capables d’infecter la vigne ; les recherches se poursuivent sur cette piste. L’identification d’un marqueur génétique corrélé au dépérissement a conduit à formuler l’hypothèse d’une origine génétique au dépérissement. Ce résultat permet d’envisager la recherche de gènes potentiellement impliqués dans le dépérissement de la Syrah et ouvre de nouveaux champs d’investigations.
Plusieurs risques de confusion avec le dépérissemnt de la Syrah sont possibles, en voici les principales :
Asphyxie Seules les feuilles adultes présentent des symptômes |
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Cicadelle bubale |