Les premiers dégâts de cicadelle verte apparaissent en bordure des feuilles sous l’aspect de rougissement (cépages rouges), ou de jaunissement (cépages blancs), délimités par les petites nervures : taches aux contours polygonaux à allure de mosaïque. Les attaques commencent fin juin sur les feuilles de la base du cep. Les décolorations gagnent le centre du limbe, tandis que la périphérie se dessèche, brunit et donne à la feuille un aspect grillé. Les dégâts s’accentuent au cours des mois d’août et septembre. Les feuilles grillées présentent moins d’activité photosynthétique, et une diminution de la teneur en sucre ainsi qu’un retard de maturité peuvent être observés.
Ces cicadelles se trouvent toujours sur la face inférieure des feuilles. Les adultes sont de couleur verte ou rose, de 3 mm environ, et se déplacent ou s’envolent rapidement.
Les larves blanches au début, deviennent vertes ou roses et se déplacent "en crabe". La taille des larves est de moins de 1 mm pour le premier stade larvaire et de 3 mm pour le cinquième (ébauches alaires).
Les œufs sont blancs translucides et allongés (0,7 mm). Ils sont rarement observables car situés dans les nervures.
Les adultes passent l’hiver sur des arbustes à feuillage persistant ou des conifères. Les femelles migrent d’abord sur des plantes relais au printemps (rosier, ronce..), puis sur la vigne dès la fin avril où elles vont pondre jusqu’à 15 à 20 oeufs dans les nervures. Après une incubation de 8 à 10 jours, les premières larves apparaissent. Il y a 5 stades larvaires. La durée d’un cycle demande 55 à 60 jours. Selon les années, 3 ou 4 générations peuvent se succéder, mais c’est la deuxième génération (juillet-août) qui compte le plus grand nombre de larves et engendre le plus de dégâts.
Le seuil d’intervention est de 100 larves pour 100 feuilles autour de la floraison, et 50 larves pour 100 feuilles en été. Mais la révision de ces seuils est en cours. Il est actuellement envisagé des seuils de 100 larves pour 100 feuilles même en été. Des populations de 200 larves pour 100 feuilles ont déjà été observées, sans conséquence sur la qualité et la maturité du raisin. De plus, il semble exister un rôle cumulatif des larves : le cumul de la population sur une longue période semble plus intéressant que le niveau de population à un moment donné (par exemple : 15 jours d'occupation de 100 feuilles par 50 larves, pourrait être un seuil à retenir). Il n’existe pas de lutte biologique au sens strict. Des travaux sont en cours sur Anagrus atomus, parasitoïde de cette cicadelle.
De nombreuses confusions sont possibles, en voici les principales :
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