La carence en fer provoque la chlorose. Elle peut être due à une teneur en fer du sol insuffisante et on parle alors de carence vraie. Mais les plus répandues sont les carences induites et physiologiques liées à une mauvaise exploitation du fer par la vigne. Les besoins de la vigne en cet élément sont réduits (inférieur à 1 kg/ha), ce qui fait du fer un oligo-élément.
Quels sont les 3 types de chlorose ferrique que l'on peut distinguer ?
la chlorose vraie, liée à une déficience du sol en fer. Ce type de chlorose est rare
la chlorose induite, liée à une indisponibilité du fer au niveau du sol. La vigne ne peut alors pas l'absorber. Les causes principales sont le pH du sol, l'aération, le taux de calcaire actif ou la teneur élevée en bicarbonate du sol
la chlorose physiologique. Le fer est absorbé au niveau des racines. Mais, soit la migration vers les feuilles ne peut se faire du fait d'une déficience en acide citrique (réserves glucidiques insuffisantes), acide qui permet le transfert du fer, soit le fer, arrivé au niveau des feuilles, est insolubilisé et donc non utilisable par la plante. Ces deux phénomènes, qui peuvent avoir lieu conjointement, sont liés à la richesse en bicarbonates des racines
Ces différents types de chlorose peuvent être simultanés et il est souvent difficile de les différencier.
Quels sont les symptômes de la chlorose ferrique ?
pendant la période de croissance de la vigne : au printemps, le maximum de manifestation des symptômes se situent à la floraison
jaunissement du limbe (couleur blanc nacré pour les symptômes sévères), dessèchement du limbe entre les nervures (en commençant par la bordure de la feuille), pouvant aller jusqu'à la nécrose complète de la feuille (stade "cottis")
Comment gérer les problèmes de chlorose ferrique ?
Préventivement : à la plantation en choisissant un porte-greffe résistant : en fonction du calcaire actif ou IPC du sol (ce dernier indice ne donne pas toujours satisfaction sur certains types de sol) ; en favorisant le drainage ; en évitant le compactage des sols : enherbement, travail du sol (sauf si les horizons profonds sont plus chlorosants)
Curativement : en apportant du fer au sol avant le débourrement (3 à 4 T/ha de sulfate terreux à enfouir pour éviter tout contact avec l'air ou 30 à 80 kg/ha selon la formulation de chélates de fer en enfouissement. Il est également possible d'effecteur 3 à 4 pulvérisations foliaires (sulfate, nitrate, chélates de fer) à partir du stade 5 feuilles étalées.