Sous l’effet des Gaz à Effet de Serre ou GES (CO2, H2O liée à l’évaporation, méthane, protoxyde d’azote, halocarbures, hydrocarbures fluorés et ozone troposphérique), l’atmosphère terrestre se comporte comme la vitre d’une serre, laissant entrer une large part du rayonnement solaire, mais retenant le rayonnement infrarouge réémis. Toutes les activités humaines, dont l’activité de la filière vitivinicole, participent à l’augmentation des concentrations en GES dans l'atmosphère. Cette augmentation «épaissit» la vitre de la serre et est donc à l’origine de l’augmentation des températures, et donc du réchauffement climatique. Il existe une corrélation établie entre l’évolution de la température et la concentration en CO2 dans l’atmosphère. Selon les experts, afin de ne pas atteindre une augmentation de 2°C aux conséquences dévastatrices, il faut absolument stabiliser la concentration du CO2 bien au-dessous de 550 ppm.
La méthode Bilan Carbone® est une méthode permettant
de quantifier la contribution à l’effet de
serre d’un individu, d’une collectivité ou d’une entreprise.
Outre l’aspect «diagnostic», elle peut également
être utilisée comme outil d’aide à la décision
en matière d’investissements ou de comparaison
d’itinéraires techniques. En revanche, la méthode
ne peut en aucun cas, être considérée comme un
outil de notation des exploitations, en raison des
caractéristiques spécifiques de chacune.
Le Bilan Carbone® prend en compte de manière
exhaustive l’ensemble des émissions imputables à
l’exploitation comme le transport des intrants, la
construction des bâtiments, la gestion des déchets
et eaux usées et l’amortissement des immobilisations.
Au sein d’un programme regroupant 6 filières
agroalimentaires (GESSICA), l’IFV a été chargé de
réaliser le Bilan Carbone® de 5 domaines vitivinicoles.
Le principe de la réalisation d’un Bilan Carbone® repose sur la collecte et la saisie sur un tableur
spécifique de données chiffrées, liées à l’activité de
l’exploitation sur la durée d’une année jugée représentative
de l’activité en termes de production et de
ventes.
Une étude réalisée par le Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne (CIVC) a montré que le CO2 prélevé par la vigne pour la photosynthèse était équilibré par le CO2 restitué par la respiration, la fermentation des moûts, le brûlage ou la dégradation au sol après broyage des bois de taille ainsi que le brûlage des charpentes après arrachage. Les autres postes à impact nul ou presque, au regard des quantités utilisées, sont les suivants :
Voici les postes dont l’impact environnemental est le plus lourd :
Plusieurs voies de réduction peuvent être avancées. Parmi celles-ci :