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| symptômes foliaires sur cépage noir | symptômes foliaires sur cépage blanc |
Le BDA a été identifié en 1999 en France et pendant lontemps ses symptômes ont été attribués à l'esca. Contrairement à l'esca, il n'y a pas de taches jaunes en début de campagne, mais un liseré rouge-vineux. Le BDA évolue vers le jaune en fin de campagne. Dans le cas des cépages noirs, le rouge de la nécrose est nettement plus foncé que pour l'esca. Les symptômes apparaissent à partir de fin mai ou mi-juin selon les vignobles et s'échelonnent sur la période végétative. La mort du cep intervient à plus ou moins long terme.
La forme sévère du BDA se caractérise par un dessèchement et une chute des feuilles situées à la base du rameau. Le rameau peut également se dessécher complètement et dans ce cas là, les inflorescences ou les baies sont totalement détruites.
Un autre symptôme visible après enlevage de l'écorce, est une bande brune large de quelques centimètres, partant du rameau atteint et pouvant descendre jusqu'au point de greffe. Une coupe transversale fait apparaître soit une zone jaune orange contre la bande brune externe, soit une nécrose sectorielle brune à noire.
Un autre symptôme visible après avoir enlevé l'écorce, est une bande brune large de quelques centimètres, partant du rameau atteint et pouvant descendre jusqu'au point de greffe. Une coupe transversale fait apparaître soit une zone jaune orange contre la bande brune externe, soit une nécrose sectorielle brune à noire.
Le BDA est associé à plusieurs champignons : Botryosphaeria obtusa, Botryosphaeria dothidea parva et stevensii dont le cycle biologique est encore mal connu. La dissémination se fait par voie aérienne durant la période végétative. L'inoculum se conserve sur les plaies de taille anciennes, ainsi que sur le tronc et les bois de taille laissés au sol. La propagation en pépinière par les greffons, porte-greffes et greffés-soudés est possible.
A ce jour, il n’existe pas de méthode de lutte chimique ou biologique validée au vignoble. Le seul produit homologué était l'arsénite de sodium. Il a été interdit depuis novembre 2001, en raison de ses effets toxiques sur la santé humaine. Une étude réalisée par la MSA en 2000, avait montré que les protections utilisées n'étaient pas suffisantes pour assurer une bonne protection des utilisateurs.
Ce sont les seules méthodes de lutte efficaces. Il est important de les mettre en place dès à présent, afin de diminuer la quantité d’inoculum et les risques de contamination :
L’enquête réalisée en 2004 en Midi-Pyrénées, en collaboration avec les Chambres d’Agriculture, les Syndicats et la Station Régionale ITV, montre que tous les vignobles sont touchés de la même manière par les
maladies du bois avec une moyenne de 5.3% des pieds de vigne atteints. Sur certaines parcelles, jusqu’à 35% des ceps peuvent présenter des symptômes. L’âge des vignes, l’état général de la parcelle, les pratiques culturales et le cépage ne semblent pas avoir d’incidence directe sur la propagation de la maladie. Même les jeunes vignes, de 5 ans environ, peuvent présenter des symptômes L’observatoire national des maladies du bois, mis en place en 2003 par la SRPV, confirme ces résultats à l’échelle nationale : 65% des parcelles observées présentent au moins un symptôme d’Esca et/ou de BDA, et en moyenne 4.7% des ceps sont atteints. Les cépages les plus sensibles seraient le Sauvignon blanc, le Chenin, l’Ugni blanc et le Côt.
Les travaux en cours à l'IFV Sud-ouest concernent l'identification des étapes à risque en pépinière, au cours desquelles pourraient s’effectuer d’éventuelles contaminations et l'évalutation de méthodes de désinfection des plants. La fluctuation des symptômes est suivie d'une année à l'autre et d'un cep à l'autre sur une parcelle, et nous étudions l'efficacité de fongicides et d'éliciteurs des défenses naturelles en pulvérisation foliaire.