L'IFV Sud-Ouest travaille depuis 10 ans à l’établissement d’une méthode novatrice d’estimation des rendements. Cette méthode repose sur l’existence d’une corrélation entre le volume de la grappe durant son développement et son poids à la vendange.
Cette corrélation, propre à chaque cépage, est validée à partir du stade fermeture de la grappe. Nous travaillons actuellement en étroite collaboration avec des professionnels de la statistique afin d’améliorer la caractérisation de la variabilité des relations poids/volume en fonction du millésime, de la date de mesure, de la parcelle et de la région, et ce, pour le plus grand nombre de cépages possible. Parallèlement, des partenariats industriels ont été signés pour développer un outil de mesure du volume des grappes performant, rapide et automatique. L’enjeu est aujourd’hui de pouvoir transférer le fruit de notre recherche dans les meilleurs délais auprès des acteurs de la filière.
Personne à contacter :
Eric Serrano (eric.serrano@vignevin.com)
L’entretien des sols est un élément important dans la mise en œuvre d’une viticulture durable. Le récent Grenelle de l’Environnement a fixé des objectifs ambitieux de réduction de l’utilisation des pesticides en agriculture. L’implantation d’un couvert végétal inter-rangs, une pratique qui connaît un développement important depuis plusieurs années en Midi-Pyrénées, permet de répondre à ces différents objectifs environnementaux. Cependant cette présence végétale, dans la plupart des cas mise en place de façon permanente, est susceptible de concurrencer fortement la vigne pour l’azote du sol. La culture d’engrais verts, mise en œuvre dans de nombreux systèmes de culture (grandes cultures, maraîchage, élevage…), est une technique susceptible d’avoir de nombreux effets bénéfiques sur le sol, tout en permettant une gestion optimisée de l’azote disponible pour la vigne par la maîtrise du couvert à la fois en termes d’espèces présentes et dans le temps. L’expérimentation mis en place par l'IFV Sud-Ouest porte sur la recherche du type de couvert le plus adapté (associations d’espèces) ainsi que sur les modalités de destruction des couverts, avec deux objectifs principaux: réduction des intrants et amélioration de l’alimentation azotée de la vigne.
Personne à contacter :
Laure Gontier (laure.gontier@vignevin.com)
Depuis plusieurs années, les vignobles du Sud-Ouest connaissent un développement important de l’enherbement de l’inter-rang. Sur les rangs de vigne, le désherbage chimique demeure le cas général. Or, normes réglementaires et pression environnementale font que la liste des herbicides proposés aux viticulteurs est de plus en plus restreintes. Le désherbage mécanique demeure l’alternative première à la non utilisation des herbicides. Cette technique d’entretien du sol sous le rang fait déjà l’objet d’études en cours sur le bassin de production du Sud Ouest. Une autre alternative, pouvant se révéler économiquement intéressante, se doit d’être étudiée : l’enherbement total de la vigne.
Le projet a pour objectif d’étudier les possibilités d’un enherbement spécifique sous le rang de vigne afin de limiter ou stopper l’utilisation d’herbicides.
Personne à contacter :
Laure Gontier (laure.gontier@vignevin.com)
Depuis plusieurs années, l’enherbement permanent de la vigne se développe dans les vignobles. Cette présence végétale se traduit par une concurrence azotée et des niveaux d’azote assimilable bas dans les moûts. Il apparaît que le potentiel azoté général du moût contribue à l’expression du bouquet réducteur des vins. L’enjeu de cet essai est d’anticiper les carences azotées éventuelles en établissant une corrélation entre l’azote assimilable des jus de raisins verts (début août) avec l’azote asimilable du moût à la récolte. En fonction du diagnostic précoce, des traitements correctifs pourront être mis en oeuvre au vignoble.
Personnes à contacter :
Thierry Dufourcq (thierry.dufourcq@vignevin.com)
Eric Serrano (eric.serrano@vignevin.com)
Une carence en azote sur moût peut fortement pénaliser le potentiel
aromatique d’un vin. L’enherbement est une pratique de plus en plus répandue sur nos vignobles qui peut être à l’origine de carence azotée du moût, par la concurrence qu’exerce l’espèce semée sur la vigne. Les préconisations de fertilisation azotée sont, à l’heure actuelle, de limiter les apports sur les parcelles avec un objectif essentiel de maîtrise de la vigueur. Dans ce contexte, l'IFV Sud-Ouest étudie l’intérêt d’une pulvérisation d’azote foliaire à la véraison pour favoriser l’expression aromatique de vins de cépage Colombard, Sauvignon, Négrette, Merlot, Petit et Gros Manseng. En 2010, un nouveau projet a vu le jour et vise à identifier et à évaluer les
sources d’azote utilisables en agriculture biologique par voie folaire.
Personne à contacter :
Thierry Dufourcq (thierry.dufourcq@vignevin.com)
L’irrigation de la vigne est une technique maintenant bien développée dans la plupart des vignobles mondiaux. Celle-ci permet d’assurer des productions qualitatives dans des zones climatiques enregistrant une très faibles pluviométrie estivale (Napa valley (Californie); Mendoza (Argentine)…), mais également dans des zones plus froides et plus humides (Niagara region (Canada)). L’objectif de cet essai est d’évaluer la capacité des techniques d’irrigation pour maintenir la stabilité de la qualité aromatique des vins de Colombard et de Gros Manseng en favorisant l’assimilation de l’azote et pour réguler la phase de maturation des raisins. Les résultats aideront les professionnels à décider de l’intérêt technique de cette approche dans les conditions pédo-climatiques régionales.
Personne à contacter :
Thierry Dufourcq (thierry.dufourcq@vignevin.com)